Avec la participation exceptionnelle du président du Comité européen des régions, Apóstolos Tzitzikóstas, la première rencontre de ce début d’année, baptisée « L’Europe des mécontentements, entre mythes et réalité », a mis en lumière tant la diversité des situations que l’unité des attentes. Directeur de l’I.A.D.T., Laurent Rieutort, dans une analyse à deux voix avec son collègue Dimitris Goussios, a exprimé la nécessité d’un nouveau cycle d’action publique en faveur des territoires ruraux, indispensable à leur régénération. Unis dans certaines formes de mécontentement, ces territoires vivent néanmoins des situations contrastées, comme l’ont rappelé Veit Bachmann, Benoît Coquard ou encore Samuel Depraz, auteur d’une remarquable étude. Les propos de ce dernier ont d’ailleurs permis d’interroger le raccourci abusif souvent fait entre vote contestataire et vote rural, en dégageant d’autres clés de lecture : facteurs historiques, forces de cohésion sociale à l’œuvre, spécificités économiques locales, etc. En conclusion des échanges, Joël Giraud, alors secrétaire d’État chargé des Ruralités, a assuré que l’émergence de solutions concrètes passerait par un Agenda rural européen.